Petit interlude lorrain

Publié le par Chimaera

Petit interlude lorrain

 

 

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai été deux jours en Lorraine, à Metz plus précisément. Enfin, deux jours... arrivée le lundi matin en n'ayant rien à faire jusqu'à midi, puis de seize heures au lendemain midi, j'avais du temps à tuer. Beaucoup de temps à tuer (le pauvre, il se fait assassiner si souvent...)

 

Au début, je m'étais dit, ça ne sera pas si terrible, les rumeurs qui courent en Alsace sur la Lorraine ne sont, vraiment, que des rumeurs. Bah en fait, pas tant que ça.

 

Alors la gare est jolie, rien à redire. Beaucoup plus que celle de Strasbourg depuis qu'ils ont mis le machin énorme en plastique devant (mais que fait la protection des bâtiments historiques ???), mais ne dévions pas. Je m'en vais donc faire du repérage pour savoir où est mon rendez-vous à midi trente. A l'autre bout du centre-ville, d'après le plan. Zut, je vais en avoir pour un bout de temps. Pas du tout. Vingt minutes chrono, en me repérant régulièrement sur le plan, parce que mon sens de l'orientation est (assez) désastreux.

 

Alors, premier constat, y'a plein de coiffeurs à Metz. Si, si, j'en ai vu au moins quinze sans m'être éloignée du centre-ville, jsute sur le trajet entre la gare et la cité administrative. Les Lorrains (les Lorrinois, c'est joli aussi) seraient-ils narcissiques pour avoir besoin de tellement de coiffeurs sur un terrain aussi concentré ?

 

Second constat, il paraît que Notre-Dame est très jolie. Je vous crois sur parole, tout ce que j'ai pu en voir sous les échaffaudages, c'était qu'elle était jaune. Pareil pour tous les vieux bâtiments, jaune vif (un peu noirci par la pollution, quand même). Et l'autre église, soit-disant très jolie aussi, ben elle était jaune avec des échaffaudages gris qui cachent toute la façade.

 

Sinon, autant on peut à peu près trouver un sandwich à midi avec un examen, autant le soir... à dix-neuf heures trente, plus rien. Restaurants fermés, pas mal de bar aussi, les boulangeries n'en parlons pas... Finalement j'ai dû manger uen quiche lorraine dans un bar. Admettons qu'elle n'était pas trop mal, quoique probablement pas faite main. Mais bon, ça faisait longtemps que je n'en avais pas faite (note à moi-même : dire aux responsables des courses d'acheter de quoi faire une quiche pour la semaine prochaine).

 

Donc après mon petit repas dans ce bar où j'ai pu parfaire ma culture musicale (il se trouve que je n'écoute pas NRJ12, pour ne pas la nommer, chez moi), je suis retournée à l'hôtel en espérant que la connexion Internet serait dorénavant suffisante pour utiliser youtube (pour la musique) et Mumble simultanément. J'avais renoncé à jouer à un quelconque jeu en ligne après un test ayant duré approximativement vingt secondes. La chaise de ma chambre m'a agressée quatre ou cinq fois, essayant de me manger les doigts, avant que je ne me rende compte que la seconde chaise n'était pas cassée et ne mordait pas, elle.

 

En dehors de la chaise mordeuse, la chasse d'eau ne se tirait pas, la douche avait un jet très fin et trop fort, mais après tout, c'était pour une seule nuit.

 

Concluons par ma rapide étude anthropologique alors que j'étais dans une boulangerie, entre 9h30 et 12h le lundi matin, observant attentivement la faune locale. Un employé pas très poli, compensé par sa collègue arrivée plus tard très aimable, et des clients... wow. De tout et de n'importe quoi ici. Bon, comme partout, mais j'ai trouvé ça plus flagrant que ailleurs.

 

Le vieil homme d'affaires boutonneux qui parle avec son collègue en hurlant au téléphone pendant une heure, pour se rendre compte que ce n'était pas urgent, puisqu'ils avaient la même formation l'après-midi. Le couple de motards qui râlent parce que le perco est temporairement en panne. La mémé qui veut absolument laisser dix euros de pourboire et a tenté de me les refiler parce que la serveuse (la gentille, hein) ne les voulait pas, avant de prendre un air désespéré quand je décline l'invitation. Et ainsi de suite... la prochaine fois que je n'ai pas d'inspiration pour des personnages aléatoires, j'irai faire un tour là-dedans.

 

Bref, un petit conseil si vous allez à Metz : ne sortez pas après 20h, c'est la zone même s'il fait encore jour. Les sacs poubelles le long des maisons dans toutes les rues, la gare qui est un repère de... quelque chose (j'avais vue directe dessus depuis ma chambre d'hôtel), des mecs en chemise et pantalon de costard avec une veste en cuir de mauvaise qualité dessus, etc, etc.

 

Et tout ça pour foirer mon concours... c'est triste.

 

 

PS : j'avais oublié, j'ai eu de la chance. Je n'ai eu qu'un seul retard de train, de dix minutes seulement.

Publié dans 3615 Mylife

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Commenter cet article
B
<br /> Vraiment du mal a m’intéresser a ce récit.<br /> Est-ce de ma faute ou de la tienne?<br /> <br /> Je pense que se lancer dans ce genre d'aventure demande un grain de folie qu'il te manque.<br /> L'idée de tourner la chose a la façon d'un Nicolas Hulot (Sus a Eva joly) nous faisant découvrir une terre inhospitalière peuplée d'individus barbares est bonne, il aurait fallut l'exploiter plus<br /> tôt, plus fort.<br /> <br /> J'ai du mal a choisir mes mots tellement ce récit me dérange (de la plus mauvaise des manières).<br /> <br /> <br />
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M
<br /> La serveuse ne les voulez pas ????<br /> AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRGGGGGHHHHHHHHHHH !<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Corrigé... Honte sur moi !<br /> <br /> <br /> <br />